Les articles et communiqués mis en ligne nécessitent le logiciel ACROBAT READER pour leur lecture. Si vous ne le possédez pas, vous pouvez le télécharger en cliquant ici.

05.10.2011

La FA-FPT dénonce le protocole d'accord auprès du Ministre Guéant et dépose un préavis de grève avec l'intersyndicale

Le Président de notre fédération mère, la FA-FPT a dénoncé auprès du ministre la mise en oeuvre des accords de Bercy et plus particulièrement son opposition au protocole d'accord relatif à la réforme de la filière SPP.

Parallèlement, la FA/SPP-PATS réunie en intersyndicale déposait un préavis de grève pour les journées du 17 octobre et 3 novembre 2011.

Voir le courrier adressé par la FA-FPT

Voir le préavis de grève


 
01.10.2011

Reprise de notre site internet après plusieurs mois d'absence

Notre importante sollicitation syndicale nous avait contraint à suspendre la mise à jour de notre site internet pendant quelques mois.

Nous vous avons informé au travers échanges de courriels, campagne de mailing, affichage ou encore via le site internet de la FA/SPP-PATS.

Le site reprend du service.

A bientôt,

L'équipe du SA/SPP-PATS 06

02.08.2010

Solidaires et déterminés, le droit de grève comme d'expression doivent triompher

Une réunion d’Etat-Major a eu lieu hier afin de revenir sur le mouvement social illimité engagé depuis le 28 juin.

Une nouvelle étape est franchie puisque les officiers ont reçu l’ordre de casser la grève et de radicaliser les relations avec les agents grévistes.

Notre détermination pour porter ces dossiers concernant les dysfonctionnements dénoncés dans notre SDIS et particulièrement dans le GT Sud, concernant le projet de réforme des retraites, la reconnaissance de la dangerosité et de la pénibilité de notre métier tout comme notre cohésion doivent l’emporter sur les pressions ou autres tentatives d’intimidation.

Aussi, nous demandons à tous les agents qui subiraient des pressions de leur hiérarchie, chef de centre comme chef de groupement, de se rapprocher du Syndicat Autonome SPP-PATS 06.

Ces méthodes qui tendent à anéantir notre liberté d’expression comme notre droit de grève ne sont pas dignes d’un pays démocratique.

Il y a un moment pour tout. Nous devons nous battre pour ce que nous savons justes et légitimes. Quand l’heure de la paix sociale viendra, les acteurs engagés pourront se féliciter d’avoir pu mener bataille avec dignité en respectant des valeurs essentielles à notre corporation. Pour tous ceux qui se seront évertué à casser nos droits, le retour à des relations sereines seront bien plus difficiles.

Chacun a le droit de penser ce qu’il veut, de se battre pour les valeurs auxquelles il croit, de mener bataille dans une logique de justice sociale mais les combats doivent être menés avec respect, c’est le propre de toute démocratie. Casser des mouvements gênants est propre aux régimes totalitaires.

Nous ne cèderons pas aux menaces et aux tentatives d’intimidation tendant à détruire tout ce que nous avons construit ensemble.


02.08.2010


Lettre ouverte à Monsieur Eric CIOTTI, Président du CASDIS 06

Le 16 juillet dernier, des événements graves se sont produits à Nice. Ils ont conduit à des blessés parmi vos sapeurs-pompiers.

Quelques heures après ces événements, sans vous enquérir de la moindre nouvelle concernant vos agents à terre, vous condamniez par communiqué devant les médias tout acquis à la cause des politiques comme du Préfet, et des syndicats de police comme le syndicat d’officiers Avenir et Secours, des « événements scandaleux » tout en dénonçant « la violence d’une petite minorité »… Ce sont bien de vos hommes dont vous parliez ainsi. Nous ne pouvions y croire, comment encore parler de relation sereine et de confiance ? Aujourd’hui, vos pompiers ne comprennent pas qu’ils aient pu ainsi être lâchés tant par leur hiérarchie et leur autorité d’emploi.
Après le matraquage physique, nous avons du subir un matraquage médiatique permis par une conférence de presse destinée à condamner vos pompiers qui ne pouvaient pas se défendre.

On ne frappe pas un homme à terre.

Vous parlez d’une minorité… Représenter 90% des personnels des sections opérationnelles, est-ce là la minorité dont vous parlez ? Déposer une motion, annoncée aux instances concernées, quelques jours auparavant, est-ce cela de manifester illégalement ? Etre violentés, gazés, matraqués, plaqués à terre par des hommes en tenue de maintien de l’ordre face à des pompiers en tee-shirt est-ce là une manière de permettre l’expression syndicale ?

Le 22 juillet, vous adressiez un courrier à l’ensemble des sapeurs-pompiers professionnels du SDIS 06. Vous vous disiez profondément attristés de voir des hommes s’affronter. Vous souhaitiez comprendre comment nous avions pu arriver à une situation aussi regrettable. Nous souhaitons le comprendre également. Mais nous laissons faire les autorités compétentes…

Pour autant, nous ne pouvons accepter de passer pour une minorité d’excités, « des brebis égarées », de faiseurs de troubles ou encore d’êtres associés à des délinquants de banlieue comme a pu l’exprimer notre propre chef de corps (cf. Nice Matin du 17 juillet 2010, « on ne peut pas hurler quand on se fait agresser dans les cités et se rendre soi-même coupable d’exactions »). Un directeur qui annonce qu’il s’est inquiété de l’état de santé de ses hommes sans jamais les avoir contactés ! Nous sommes profondément affectés et en colère devant l’absence de soutien voire les multiples condamnations dont ont fait l’objet nos représentants et notre Président.

Est-il nécessaire de rappeler que le Syndicat Autonome SPP-PATS des Alpes Maritimes est ultra-majoritaire, que cette position lui a été octroyée démocratiquement par la voix des urnes ? Alors quand le syndicat dépose une motion concernant l’avenir de nos retraites et la reconnaissance de la pénibilité et de la dangerosité de notre métier, c’est au nom de l’ensemble de ses mandants… qui sont loin d’être minoritaires.

Aujourd’hui nous sommes révoltés face aux mensonges diffusés par les médias, nous sommes outrés par les manigances politiciennes, nous sommes déçus par l’attitude de notre hiérarchie, nous sommes désabusés face à l’absence de soutien de notre autorité d’emploi.

Vous condamnez les auteurs d’actes de violence que vous désignez comme cette poignée de sapeurs-pompiers (auxquels pourtant aucune violence ne leur est reprochée), vous félicitez le travail des sapeurs-pompiers au quotidien. Paradoxal…

Nous condamnons sans limite les violences employées par les forces de police départementales anti-émeute afin d’interpeler notre Président. Nous condamnons sans limite l’agression subie par nos deux collègues représentants qui ont souhaité protester contre cette interpellation violente de notre Président et secourir un représentant rendu inconscient par cette même maltraitance volontaire.

Vous souhaitez voir triompher le dialogue social. Nous le réclamons depuis des mois.
Vous vous félicitez des avancées sociales permises depuis ces 8 dernières années. Mais elles ont été certes octroyées par l’autorité d’emploi mais négociées dans le cadre de nos combats syndicaux et d’un dialogue social avec les représentants du personnel et essentiellement les représentants autonomes.

Le dialogue social dont vous vous félicitez a été mais n’existe plus depuis des mois. Les nombreux courriers reprenant nos légitimes revendications restés sans réponse en sont des preuves.
Tout comme le protocole d’accord de mai 2009 concernant le temps de travail et la reconnaissance de l’heure pour heure, il se voulait un bel exemple de négociation et de dialogue social. Il n’a été qu’un simulacre. Une majorité toute relative de nos collègues avait souhaité signer ce protocole sous la condition de son caractère provisoire. Mais depuis, aucune réunion de travail n’a été menée de manière constructive.

De même que la réduction des effectifs s’est déroulée unilatéralement sans la même concertation ou même information des représentants des personnels sous prétexte d’une stricte application de dispositions gouvernementales. Notre SDIS est pourtant le plus sollicité de France. Les interventions, se sont bien les SPP en section opérationnelle qui les mènent au quotidien, ces mêmes sections qui subissent des réductions d’effectif.

Des dysfonctionnements qui perdurent depuis trop longtemps mais qui ne dérangent que ceux qui les subissent au quotidien, les SPP de catégorie C des sections opérationnelles.

Il en est ainsi des dysfonctionnements et inégalités qui sévissent au sein du GT SUD et dont vous ne voulez même pas entendre parler. Dialoguer c’est entendre et écouter.

Mais depuis des mois, chacune de nos légitimes revendications est contrecarrées par le contexte de crise économique. Etonnant quand certaines de nos propositions n’ont aucune conséquence financière…. Et plus concrètement, quelles sont les mesures restrictives que vous souhaitez imposer à l’ensemble des personnels des SDIS et pas seulement à la seule catégorie C ? Comment prôner le dialogue social quand l’ordre est donné aux officiers de menacer ou de sanctionner des personnels grévistes qui s’expriment au travers une action syndicale ?

Nous avons pris le temps de la réflexion pour répondre aux attaques. Un champ libre qui a été employé pour donner de nouveaux coups ! On ne frappe pas un homme à terre… question d’honneur.

Nous sommes révoltés, en colère, déçus… cependant nous sommes plus que jamais soudés et déterminés afin que non seulement la vérité soit faite sur ces événements graves pour notre corporation comme pour notre République, mais aussi que nos légitimes revendications puissent être portées comme elles le méritent. Nous n’oublions pas notre vocation première, être représentant du personnel pour défendre les intérêts collectifs.

Le bureau départemental SA/SPP-PATS 06


02.08.2010


Sanctions disciplinaires

Des demandes de sanctions sont envoyées aux sapeurs-pompiers professionnels ayant exprimé leur droit de grève au travers le message syndical.

Le SA/SPP-PATS 06 dont certains de ses représentants sont en convalescence a demandé à ce que les entretiens soient repoussés de 15 jours.
Une requête rejetée par l’administration. Une nouvelle preuve du dialogue social décidé unilatéralement par notre administration.

Aussi, nous demandons à tous les agents concernés de prendre contact avec notre bureau
afin que nous puissions nous organiser pour les assister lors des entretiens.


29.07.2010

Nice : pompiers "délinquants" ou discours sécuritaire ?

Le site Rue89 a publié un article rédigé par le sociologue Laurent Mucchielli directeur de recherche au CNRS et spécialisé dans les questions de sécurité et de justice. 



26.07.2010

Information importante

Suite aux blessures infligées aux Représentants Autonomes lors de leurs interpellations musclées, remise de motion du 16 juillet à M. le Ministre ESTROSI, la majorité des Représentants du GT SUD a décidé de ne pas participer aux réunions de travail concernant les dysfonctionnements spécifiques au GT SUD et ce, jusqu’au rétablissement de ceux-ci.

N’oublions pas que le dialogue n’existe pas depuis fort longtemps…

Des demandes de sanction ont déjà été signifiées à certains de nos Collègues…



21.07.2010

Pas d'escalade verbale, laissons la justice faire la lumière sur les événements

Suite aux événements graves du 16 juillet à Nice, le Procureur de la République a diligenté l’IGPN pour faire la lumière sur cette affaire.

Dans l’attente, les 3 collègues blessés pansent leurs blessures et vont déposer plainte suite aux violences subies lors de leurs interpellations que rien ne saurait justifier. Aucune violence n’est reprochée à nos collègues. Ils s’en remettent désormais aux enquêteurs pour voir rétablie la vérité.

Nous appelons une nouvelle fois à l’apaisement.

Le plus important aujourd’hui, c’est que toute la lumière soit faite sur cette affaire. L’escalade verbale contre les forces de police ne résoudra rien. Nous nous devons de continuer à travailler en bonne intelligence.
Suite aux événements graves du 16 juillet à Nice, le Procureur de la République a diligenté l’IGPN pour faire la lumière sur cette affaire.

Dans l’attente, les 3 collègues blessés pansent leurs blessures et vont déposer plainte suite aux violences subies lors de leurs interpellations que rien ne saurait justifier. Aucune violence n’est reprochée à nos collègues. Ils s’en remettent désormais aux enquêteurs pour voir rétablie la vérité.

Nous appelons une nouvelle fois à l’apaisement.

Le plus important aujourd’hui, c’est que toute la lumière soit faite sur cette affaire. L’escalade verbale contre les forces de police ne résoudra rien. Nous nous devons de continuer à travailler en bonne intelligence.




19.07.2010

Incompréhension face à la réaction disproportionnée lors de la remise de motion du 16 juillet

200 sapeurs-pompiers autonomes des Alpes Maritimes, que nous remercions pour leur participation, s’étaient réunis devant la mairie de Nice afin d’accompagner une délégation pour remettre au Ministre Estrosi une motion revendicative autonome portant sur notre opposition au projet de loi de réforme des retraites et la non-reconnaissance de la pénibilité du métier de sapeur-pompier. Cette remise de motion avait été annoncée par courrier à au Ministre et à l’ensemble des députés et sénateurs de notre département (le 9 juillet) ainsi qu’au préfet (le 12 juillet).

L’accès à la mairie nous a été refusé par les forces de police présentes en nombre. Le Ministre ne souhaitait pas nous recevoir. Les sapeurs-pompiers Autonomes ont alors rebroussé chemin en direction du palais préfectoral. Mais là aussi, pas de volonté du préfet de recevoir cette délégation et pas de volonté des pompiers de forcer le passage.

Sans animosité et dans un esprit bon enfant, les sapeurs-pompiers Autonomes, appréhendant la réaction policière face à l’équipement lourd endossé, se sont dirigés, au pas de course et tout azimut, vers la place Massena dans le but de se disperser.


C’est alors que la confusion a pris le pas sur des événements qui devaient rester dans le cadre pacifiste et que certains d’entre nous se sont vus chargés, gazés, frappés et plaqués avec violence, contre le sol par les forces de police.


Aujourd’hui, nous nous interrogeons sur cette démonstration de violence disproportionnée à notre encontre. Les sapeurs-pompiers professionnels Autonomes ne se sont, à aucun moment, montrés menaçants.
3 d’entre nous ont été blessés et hospitalisés (le Président et deux représentants), 4 leaders syndicaux ont été placés en garde à vue, 3 des 4 ont été interpelés avec force. Des plaintes vont être déposées en raison des violences et des blessures subies, que rien ne justifie.

Nous sommes certes sapeurs-pompiers, fonctionnaires mais avant tout, nous sommes des citoyens de la République qui s’élèvent aujourd’hui contre la disproportion de la répression dont nous avons été victimes.

L’incompréhension règne face à la tournure des événements.

Ces incidents, bien que graves, ne doivent pas pour autant faire oublier nos légitimes revendications. La liberté d’expression est sacrifiée sur l’autel d’une démocratie dans laquelle le dialogue social est mort, la liberté syndicale a souffert.

Ne sombrons pas dans un engrenage de violence gratuite, l’heure est à l’apaisement. Nous nous devons de rester unis et plus que jamais déterminés dans la défense de nos intérêts collectifs légitimes.

Ne condamnons pas les forces de police dans leur ensemble, assujettis au pouvoir politique, ce sont des collègues avec lesquels nous avons toujours travaillé en bonne intelligence au quotidien et ce, dans un même souci de service public de qualité. Personne ne sortira gagnant de toute forme d’escalade verbale à leur encontre.

Restons mobilisés, le combat est loin d’être terminé !

Un article sur Nice Premium qui mène une vraie réflexion


16.07.2010

Un dépôt de motion revendicative a donné lieu à des événements gravissimes. Les sapeurs-pompiers se sont vus assaillis sur ordre par les forces de police. 4 de nos représentants ont été placés en garde à vue, 3 d'entre eux ont été blessés.

Article paru sur Nice Matin _ version internet

Journal de France 3, édition locale Nice

Vidéo BFM du 16 juillet